Élection présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire/ Clôture de l’atelier de plaidoyer

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Au terme de l’ATELIER DE PLAIDOYER SUR LES CONDITIONS D’UNE ELECTION APAISEE EN 2020, organisé par Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) en collaboration avec le GPATE (Groupe de Plaidoyer et d’Actions pour une Transparence Electorale), ce mercredi 13 février 2019, à l’hôtel Manhantan, Abidjan, la lecture des rapports et recommandations ont marqué ce l’instant.
A la clôture de l’atelier une conférence de presse animée par tous les présidents des organisations membres du GPATE , a été l’occasion pour le président du GPATE, Abraham Dénis Yaurobat, de lancer un appel d’apaisement à tous les acteurs concernés par les élections après les avoir mis devant leurs responsabilités et leur obligation de faire en sorte que les futures élections soient sans violence.
Ces propositions tiennent compte de la double exigence d’indépendance et d’impartialité de la CEI, tant au plan de sa composition que de son mode opératoire, dont l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), avait stigmatisé le défaut par rapport à la CEI actuelle.
Selon les conférenciers, On ne peut en aucun cas parler de l’indépendance de la CEI en voyant les mêmes politiciens qui sont dans la course et en quête de positionnement politique, contrôler la CEI via leurs représentants. Les politiciens ivoiriens tant de la Majorité Présidentielle que ceux de l’Opposition ont démontré leurs partialités en se compromettant lors de diverses élections organisées ces dernières années et devraient accepter de laisser la société civile piloter la CEI comme c’est le cas dans d’autres pays africains (Sénégal, Ghana, Cape vert, Sierra Leone et Liberia) où les processus électoraux ont été un succès.
Les parlementaires ivoiriens devraient éviter de nous proposer une nouvelle restructuration en augmentant le nombre des commissaires, de manière à accommoder la société civile, tout en reproduisant le même modèle qui consiste à réserver la majorité des sièges des commissaires aux politiciens, ce qui ne contribuerait point à l’avancement des institutions démocratiques en RCI. Les parlementaires ne doivent pas se contenter simplement de changer le nom ou le nombre des commissaires de la CEI, mais ils doivent expliquer la différence entre l’ancien modèle jugé contraire aux normes de référence de la CEDEAO et le nouveau modèle qu’ils proposent. Il serait regrettable qu’après tant de morts liés à cette crise post-électorale suite à ce modèle tant décrié, de rebondir avec le même modèle où la seule modification serait le nombre des commissaires des différentes formations politiques et des représentants de la société civile.
<>, a conclu Abraham Dénis Yaurobat.

Patrick kouamien