Grand-Bassam, Pour sa première visite officielle dans le département de Grand-Bassam, le nouveau préfet de la région du Sud-Comoé, préfet du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé, a choisi le dialogue plutôt que les discours convenus. Du mardi 29 au mercredi 30 septembre 2026, dans le cadre de sa tournée des trois départements de la région, il est allé à la rencontre des populations et des forces vives avec une ambition clairement affichée : se présenter, écouter et installer une relation de confiance avec les territoires placés sous son administration.
À Grand-Bassam, l’accueil a été à la hauteur de l’événement. Ce Mercredi 30 septembre, dans la salle Frédéric Ablé de la mairie, le préfet de région a été reçu par le préfet du département, Mme Imelda Traoré, entourée des autorités administratives, des cadres, des élus, des autorités coutumières et religieuses, ainsi que du premier adjoint au maire et maire résident, Édouard Mockey, représentant le ministre-maire Jean-Louis Moulot.
Avant de prendre la parole, Ibrahima Cissé a été accueilli au drapeau, en présence des forces de défense et de sécurité et d’une importante mobilisation des populations. Un symbole fort pour celui qui entend inscrire son mandat dans la proximité, l’écoute et la responsabilité.
Grand-Bassam, une terre à préserver
Dans son intervention, le préfet de région a rappelé la place singulière du Sud-Comoé dans l’histoire économique et énergétique de la Côte d’Ivoire. Il a particulièrement insisté sur le rôle de Grand-Bassam, département marqué par son histoire, son potentiel et une tradition de tranquillité et de cohésion sociale qu’il convient, selon lui, de préserver.
La cohésion sociale s’est ainsi imposée comme l’un des fils conducteurs de son message. Ibrahima Cissé a notamment appelé à renforcer l’entente entre les chefs traditionnels et l’ensemble des acteurs locaux, considérés comme des maillons essentiels du dialogue entre l’administration et les populations.
Prenant la parole au nom des autorités du département, la députée de la circonscription de Bonoua, l’honorable Roge Cécile Adjé, a souhaité que le nouveau préfet de région soit un acteur central du maintien de cette cohésion. Elle a également réaffirmé la disponibilité des autorités locales à l’accompagner dans sa mission.
Les chefs traditionnels, sentinelles du territoire
Le message du préfet s’est ensuite fait plus concret. Aux autorités coutumières, il a rappelé leur rôle de premiers relais entre l’administration et les populations.
Face aux activités illégales, notamment l’orpaillage clandestin, Ibrahima Cissé les a invités à collaborer davantage avec l’administration, à signaler les pratiques illicites et à contribuer à la protection des territoires.
Il a salué, à cet égard, l’engagement des forces vives de Grand-Bassam dans la préservation de la cohésion sociale et a relevé que le département est, à ce jour, épargné par l’orpaillage illégal.
Aux élus : « se mettre ensemble pour développer la région »
Le préfet de région n’a pas contourné la question de la responsabilité des élus locaux.
Son message a été direct : les divergences politiques, personnelles ou claniques ne doivent pas devenir un obstacle au développement du Sud-Comoé.
Il a appelé les élus à travailler ensemble et à éviter d’entraîner l’administration dans leurs différends. Pour le nouveau représentant de l’État, les autorités administratives doivent rester au service de l’intérêt général et ne pas être transformées en arbitres de querelles locales.
Aux jeunes, la responsabilité de l’avenir
C’est toutefois à la jeunesse que le préfet a adressé l’un de ses messages les plus forts.
Considérant les jeunes comme les principaux acteurs de l’avenir du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé les a invités à prendre pleinement leur part dans le développement durable de la région.
Il les a notamment exhortés à se dresser contre les activités illégales, mais aussi contre la drogue et les fléaux susceptibles de compromettre leur avenir.
Cette première rencontre a surtout permis au nouveau préfet de région de poser les premiers jalons d’une gouvernance fondée sur la proximité, la cohésion sociale et la responsabilité partagée.
Dans un Sud-Comoé riche de son histoire et de ses potentialités, Ibrahima Cissé semble avoir choisi une ligne claire pour entamer sa mandature : rapprocher l’administration des populations, préserver la paix sociale et faire du développement une responsabilité collective.
Koné Yaya

































































