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GRAND-BASSAM : LE BÉNIN S’OFFRE LE PREMIER GRAND PRIX INTERNATIONAL JACQUELINE OUÉGNIN

Près de 3 000 spectateurs, six pays en compétition et un vainqueur béninois : le stade municipal de Grand-Bassam a accueilli, ce samedi 10 octobre 2026, la première édition du grand prix international jacqueline ouegnin qui ambitionne de faire de la cité balnéaire la capitale ivoirienne de l’hippisme.

Les sabots ont résonné, les jockeys ont rivalisé d’adresse et le public a retenu son souffle jusqu’à la ligne d’arrivée.

À Grand-Bassam, la passion du cheval s’est invitée au cœur du stade municipal, à l’occasion de la première édition du Grand Prix international Jacqueline Ouégnin, organisé par la Fédération ivoirienne d’équitation (FIE), en partenariat avec la mairie.

Derrière la compétition, un hommage : celui rendu à Jacqueline Ouégnin, défunte épouse de Georges François Ouégnin, figure emblématique du protocole d’État en Côte d’Ivoire et dans le monde.

Pour ce rendez-vous inaugural, près de 3 000 spectateurs ont répondu à l’appel. Plus d’une cinquantaine de jockeys, venus de six pays à savoir, le Burkina Faso, le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Togo et la Côte d’Ivoire se sont affrontés pour cinq trophées, dans une ambiance mêlant ferveur populaire et rivalité sportive.

Dicko Ibrahim, le sacre béninoisLe moment fort de la journée portait un nom : Dicko Ibrahim.

En selle sur Oumrabi, une jument grise, le jockey béninois a dominé la course reine avec maîtrise et détermination.

Au terme de quatre tours d’un parcours de 600 mètres, soit 2 400 mètres de course, il a franchi la ligne d’arrivée en tête.

Derrière lui, les Ivoiriens Dicko Alassane et Gondo Diomandé ont respectivement décroché les deuxième et troisième places.

Le vainqueur repart avec le trophée Jacqueline Ouégnin et une récompense de 3 millions de FCFA, contre 1,2 million et 800 000 FCFA pour ses poursuivants.

Les autres épreuves ont également livré leur verdict.

Le Burkinabè Kouanda Moussa a remporté le Grand Prix SOREC. Les Ivoiriens Haidara Ali et Yepi Cheick, associé à son cheval Tom, se sont respectivement illustrés dans le Grand Prix du maire de Grand-Bassam et le Grand Prix du directeur général de la LONACI.

Enfin, Dicko Hassan, sur sa monture Hyppo, s’est adjugé le Prix du ministre des Sports.Bilan : trois victoires ivoiriennes sur cinq courses.

Une performance qui confirme la compétitivité des jockeys nationaux face à leurs adversaires de la sous-région.

Parrainée par le ministre Tiémoko Sidi Touré, la manifestation a également enregistré la présence des ministres Amadou Koné et Amadou Coulibaly auprès de leur collègue Jean Louis Moulot, le Maire-ministre délégué auprès de l’enseignement technique.

Un hommage, mais aussi une ambition pour Bassam Au-delà des trophées et des récompenses, cette première édition porte une ambition plus large : installer durablement l’équitation dans le paysage sportif ivoirien et faire de Grand-Bassam une destination de référence pour les compétitions hippiques.

À l’heure du bilan, le président de la FIE, Stéphane Ouégnin, s’est réjoui de la mobilisation du public et de la réussite de l’événement.

« Ça a été une très belle réussite. Bassam s’est mobilisée pour la fête.

Ce qui démontre que nous n’avons pas eu tort de choisir cette ville pour abriter notre compétition.

Nous avons rendu un bel hommage à notre maman.

Et je pense que, de là où elle est, elle sera fière », a-t-il déclaré très ému.Le président de la Fédération ivoirienne d’équitation entend désormais inscrire ce rendez-vous dans la durée.

Son ambition est clairement affichée : « À partir de cette compétition, nous allons faire de Bassam la première ville hippique de Côte d’Ivoire. »

En faisant galoper ensemble mémoire, sport et ambition, le Grand Prix international Jacqueline Ouégnin ne se résume donc pas à une succession de courses.

Il pose les premières pierres d’un projet destiné à renforcer la visibilité de l’équitation ivoirienne et à inscrire Grand-Bassam sur la carte hippique régionale.

À Grand-Bassam, les chevaux ont franchi la ligne d’arrivée. Pour l’hippisme ivoirien, une autre course commence : celle de la reconnaissance et de la pérennité, un objectif cher au maire de la ville et les organisateurs. Koné yaya

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