CÔTE D’IVOIRE : PRESIDENTIELLES 2020, L’ENFANT IVOIRIEN VEUT VIVRE

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Ivorian refugees have flooded into Grand Gedeh County in Liberia at great personal risk. Refugees fleeing the fighting in Cote d’Ivoire are being forced to make their way through the jungle as all official crossing points are controlled by rebel forces who are refusing to allow refugees from northern parts of the Ivory coast to pass. The village of Janzon has 10,400 refugees who by far outnumber the local 1,800 Liberians who are providing food and shelter for them, despite their own limited means. The conditions for the refugees as well as the villagers is bad and there are huge problems feeding the refugees with more arriving in Janzon everyday.

Voilà que les élections de 2020 se profilent à l’horizon. Et comme si tous, nous étions oublieux de la grave crise que le pays a connu, les positions des différents acteurs majeurs du microcosme politique ivoirien se cristallisent. Le verbe se fait méchant et haineux. Les militants commencent par être chauffés à blanc. Bref, les politiques sont entrain de recréer le décor d’une déflagration.
Et pourtant, l’enfant ivoirien, citoyen du monde, ne veut pas mourir, il veut vivre et bien vivre. Ne l’ensevelissons pas sous des tas de bombes. Ne lui préparons pas de tombe dans ce monde sans remords qui sème la mort et la désolation. Les soucis, il en a assez déjà, car, même caché dans le sein de sa mère, il ne peut échapper aux vicissitudes de ce monde. Traqué qu’il est par le sida et autres endémies. Le viol étant la chose la mieux partagée en temps de guerre.
Poussé par la faim, l’enfant ivoirien investit la rue pour s’adonner à la prostitution et autres actes répréhensibles. Où sont passés père et mère, la société ? La terreur mafieuse s’abat sur cet être fragile. Pauvre enfant ivoirien, vieux si jeune. Souvent obligé de travailler pour sa survie et celle de « parents handicapés », il ploie sous le lourd fardeau de besognes insupportable pour son âge et sa frêle silhouette.
Dans certaines contrées, chaque fillette a une chance sur deux de se trouver en ville, du fait d’un exode provisoire ou définitif. S’offre alors l’exercice du dur métier d’employée de maison avec la subordination à l’ensemble des membres de la famille d’accueil pour tout type de service, y compris sexuel. Triste réalité à laquelle est confronté bon nombre d’enfants ivoiriens. Alors, si on ne peut l’aider, n’écourtons pas sa vie.
Les élections arrivent à grand pas, est-ce que nous avons fini avec les nuits des longs couteaux ? La paix peut-elle s’enraciner durablement ?
Il est temps que la société ivoirienne se regarde dans son propre miroir. Et que son regard se tourne vers elle-même pour ériger durablement un espace communautaire où il fait bon vivre. Un espace communautaire où les droits fondamentaux de l’enfant ne lui seront point déniés. Car, si nous avons souvenance de signatures et de célébrations de conventions relatives aux droits des enfants, respectons-les. Ne faisons plus d’enfant soldat, victime ou orphelin de guerre. Ne mettons pas les enfants en situation de conflit avec la loi.
Lequel des Ivoiriens a envie de revivre les affres de la guerre avec les pénuries diverses, les cadavres en putréfaction, les immondices insalubres, les enfants soldats, les enfants maigrichons qui le ventre ballonné, quémandent de la nourriture. Taisons les querelles byzantines, pansons les plaies et allons à la réconciliation si tant est-il que la politique a pour mission d’organiser la société et de veiller au bien-être du citoyen. Protégeons les enfants.
La Côte d’Ivoire doit créer les conditions pour que ses enfants soient au rendez-vous pour participer à la marche de l’histoire.
Richard Niamba
richniamba@gmail.com