Un énorme incendie a consumé mercredi le marché de Kantamanto, le principal pour la vente de vêtements de seconde main du Ghana, dans la capitale Accra. Cette catastrophe, qui affecte des milliers de commerçants, va entraîner des pertes considérables pour l’économie locale. jeudi 2 janvier 2025, des ruines du gigantesque marché aux fripes de Kantamanto, au cœur du quartier d’affaires d’Accra, ravagé par un énorme incendie.Un énorme incendie a réduit en cendres le principal marché de vente de vêtements de seconde main du Ghana dans la capitale Accra.Le feu déclenché mercredi 1er janvier au soir, a ravagé de larges parties du gigantesque marché aux fripes de ce pays d’Afrique de l’Ouest, le marché de Kantamanto, déplaçant des milliers de commerçants, ont rapporté les autorités du pays en charge de la gestion des catastrophes.Le marché aux fripes de Kantamanto, qui abrite plus de 30 000 commerçants et est situé au cœur du quartier d’affaires d’Accra, est une source de revenus cruciale pour beaucoup. La catastrophe a suscité une vive émotion parmi les commerçants et les riverains.Des centaines de vendeurs, dont beaucoup étaient spécialisés dans la revente de vêtements de seconde main importés de l’étranger et notamment d’Europe, font désormais face à un avenir incertain.Le service national de lutte contre les incendies du Ghana (GNFS) a dû déployer treize véhicules anti-incendie pour lutter contre le désastre.Jeudi, des ruines fumantes à perte de vue avaient remplacé les allées jadis très animées du marché, témoignant de l’impressionnant ravage des flammes.Des pertes considérables pour l’économie locale« C’est une catastrophe », a commenté Alex King Nartey, porte-parole pour le GNFS. « Nous n’avons pas enregistré de personnes gravement blessées, mais la perte pour l’économie est énorme. »« Selon les premiers éléments de l’enquête, un défaut électrique pourrait avoir causé le déclenchement de l’incendie, mais nous n’excluons pas la piste de l’incendie criminel », a-t-il souligné auprès de l’AFP.Selon le porte-parole, les opérations pour éteindre complètement l’incendie pourraient se poursuivre jusqu’à vendredi.Selon les services de secours, la perte des marchandises est évaluée à des millions dans la monnaie locale.Le gouvernement ghanéen n’a pas pour le moment annoncé de réponse formelle à ce drame.Pour des commerçants comme Fred Asiedu, 45 ans, cet incendie est une catastrophe. « Tout ce que je possédais était ici – mes marchandises, mes économies, mon avenir… Désormais, tout est perdu », se lamente-t-il. « Comment est-ce que je recommence mon activité ? Le gouvernement doit intervenir. Sans aide, notre vie deviendra insupportable. »
Source : AFP







