L’écrivain ivoirien Armand Patrick Gbaka-Brédé, connu sous le pseudonyme de Gauz, a conquis le cœur des lecteurs de Grand Bassam lors de la dédicace de son dernier roman, « Les Portes », à la bibliothèque municipale le 13 juillet 2024. Depuis la publication de « Debout-Payé » en 2014, Gauz s’est imposé comme une figure incontournable de la littérature ivoirienne. Son style, caractérisé par une oralité vibrante, donne vie à ses personnages et à leurs histoires. Dans « Les Portes », son roman le plus récent, Gauz plonge le lecteur dans l’univers des sans-papiers qui ont occupé l’église Saint-Bernard à Paris en 1996. Au centre de ce récit poignant se trouve Madjiguène Cissé, une femme dévouée à la cause des immigrés clandestins. Militante infatigable, elle lutte contre les injustices et les traitements inhumains dont sont victimes les migrants. A travers son œuvre, Gauz ne se contente pas de retracer les événements de l’occupation de l’église Saint-Bernard. Il dresse également un portrait saisissant de la vie des sans-papiers, leurs combats quotidiens, leurs rêves et leurs espoirs. L’écrivain ivoirien ne manque pas non plus de souligner l’importance de l’éducation et de l’intelligence. Pour Gauz, la beauté d’un homme réside avant tout dans son intelligence, car elle lui permet de progresser et de contribuer à l’amélioration du monde. Enfin, Gauz invite les dirigeants africains et occidentaux à une réflexion profonde sur les causes de l’immigration et ses conséquences pour les pays d’origine et de destination. Son message est clair : il est nécessaire de repenser les politiques migratoires et de mettre en place des solutions humaines et durables. »Les Portes » est un roman puissant et poignant qui donne voix à ceux que l’on n’entend pas. C’est une œuvre essentielle qui invite à la réflexion et à l’action.
Koné Yaya

























