Passeport de Gbagbo/ Me Habiba Touré, son avocate : « ils ont pris sa photo et ses empreintes »

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La situation administrative de l’ex-président Laurent Gbagbo devrait connaître bientôt un changement. En tout cas en ce qui concerne la délivrance de son passeport ivoirien si l’on en croit le site Jeune Afrique, ce mardi 24 novembre 2020.
Est-ce le début du processus du probable retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire ? Presque quatre mois après avoir fait la demande d’un passeport ivoirien, Jeune Afrique révèle ce jour qu’une mission du ministère ivoirien des Affaires étrangères a rencontré l’ancien chef de l’État, lundi 23 novembre, à Bruxelles. Le site panafricain ajoute même que l’information est confirmée à par son avocate. « Ils ont pris sa photo et ses empreintes », a précisé Me Habiba Touré. Et de renchérir avec une source diplomatique : « la mission du ministère des Affaires étrangères s’effectuait dans le cadre des démarches visant à permettre la délivrance d’un passeport diplomatique. Mais il est aussi prévu que Gbagbo se voir remettre un passeport ordinaire ». Le même informateur affirme que Laurent Gbagbo était accompagné de son épouse Nady Bamba ainsi que de son avocate personnelle, précise une source.
Cette opération s’effectue suite aux déclarations du président Ouattara d’être favorable à la remise d’un passeport. Au demeurant, ses empreintes digitales ont été prises. Ainsi que des documents utiles à cette procédure. Techniquement, il s’agit d’un enrôlement le pouvoir assure que l’établissement du passeport diplomatique pourrait prendre quelques jours.
L’entourage de l’ancien président reste, quant à lui, plus prudent. « Aucune date de remise du passeport n’a été communiquée », relève un proche. « Tout a déjà été fait depuis juillet, rien ne justifie des délais aussi long », poursuit cette source, qui note cependant que cette fois-ci, Laurent Gbagbo s’est vu remettre un récépissé attestant la demande de renouvellement de son passeport. Pour les proches du fondateur du Front populaire ivoirien, « cette mission est une opération de communication, affirme l’un d’entre eux. Si le chef de l’État avait voulu lui accorder un passeport, il le lui aurait déjà donné. »
Source : opéranews