GRAND-BASSAM : LE SANG SE RAPPROCHE DES POPULATIONS

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À Mockeyville, un nouveau Centre départemental de transfusion sanguine vient renforcer l’offre sanitaire et rapprocher les produits sanguins des populations du département.

Ce n’est pas simplement un bâtiment médical qui vient d’ouvrir ses portes à Grand Bassam. C’est une réponse concrète à une urgence silencieuse : pouvoir disposer de sang au plus près des patients lorsque chaque minute compte.

Le Centre départemental de transfusion sanguine (CDTS) de Grand-Bassam a été officiellement inauguré ce mercredi 16 septembre 2026, au quartier Mockeyville, en présence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, du ministre-maire de Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, et du président du CESEC et du Conseil régional du Sud-Comoé, Dr Eugène Aka Aouélé.

La cérémonie a également réuni le corps préfectoral, le maire résident Dr Édouard Mockey, des élus, cadres, responsables administratifs, chefs religieux et traditionnels ainsi que plusieurs acteurs de la société civile.

Plus qu’un centre, une proximité nouvelle

Réalisée dans le cadre du renforcement du réseau national de transfusion sanguine, cette infrastructure représente un investissement annoncé à plusieurs centaines de millions de francs CFA. Sa vocation est claire : réduire les distances entre les populations et les produits sanguins, tout en renforçant la capacité locale de prise en charge.

Pour une ville à forte activité économique, touristique et démographique comme Grand-Bassam, cette proximité constitue un enjeu important. Le ministre-maire Jean-Louis Moulot a d’ailleurs souligné la nécessité de renforcer l’offre sanitaire dans une ville particulièrement attractive et exposée aux situations d’urgence.

Le maire résident, Dr Édouard Mockey, s’est félicité de cette implantation et a appelé les populations à s’approprier le centre. Un appel résumé par une évidence : donner son sang, c’est contribuer directement à sauver des vies.

Le véritable défi commence maintenant

Car inaugurer un centre ne suffit pas. Encore faut-il le faire vivre.

Dans la foulée, Jean-Louis Moulot a proposé au président du conseil régional Dr Eugène Aka Aouélé l’organisation d’une grande journée de don de sang dont il sera le haut patron afin de constituer durablement les réserves du nouveau centre. Une initiative qui place les populations au cœur du dispositif : le fonctionnement d’un centre de transfusion dépend aussi de la mobilisation régulière des donneurs.

Cette mobilisation intervient dans un contexte national marqué par des progrès importants. En 2025, la Côte d’Ivoire a collecté 309 767 poches de sang, soit un taux de couverture supérieur à 103 % de ses besoins, selon les données enregistrées lors des 75 ans du Centre national de transfusion sanguine.

Le gouvernement poursuit parallèlement le développement du réseau transfusionnel afin de rapprocher davantage les services des populations.

Grand-Bassam rejoint le réseau régional

Pour le Dr Eugène Aka Aouélé, cette ouverture s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des infrastructures sanitaires du Sud-Comoé. La région dispose désormais de centres de transfusion à Aboisso, Bonoua et enfin à Grand-Bassam, renforçant ainsi le maillage territorial du sud-comoé.

Le président du Conseil régional a également évoqué les autres investissements sanitaires engagés dans la région, notamment la réhabilitation annoncée de l’Hôpital général de Grand-Bassam, qui en a nécessairement besoin pour bien-être sanitaire des populations et la présence du Centre d’oncologie Alassane Ouattara, situé sur l’autoroute.

Une inauguration, mais surtout un engagement collectif

La cérémonie s’est achevée par la remise d’un engin roulant au nouveau centre, suivie d’une visite guidée des installations.

Dans les couloirs de Mockeyville, l’enjeu dépasse désormais les murs fraîchement inaugurés. Le centre possède les infrastructures ; la population doit maintenant lui donner du sang.

À l’heure où le CNTS célèbre 75 années d’existence, l’ouverture du CDTS de Grand-Bassam rappelle une vérité aussi simple qu’essentielle : derrière chaque poche de sang, il y a un patient, une famille et une possibilité de survie.

Cette possibilité de survie est désormais un peu plus proche chaque habitant de Grand Bassam. Et pour cela, il faut donner du Sang.

Koné Yaya

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