
INGE HERBERT, directrice régionale Afrique de l’Ouest pour la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté s’est prononcée sur la situation sociale de la jeunesse en Afrique. Dans un entretien qu’elle nous accordé, Inge Herbert en courage les jeunes à l’entrepreneuriat.
Directrice Inge Herbert, présentez-nous la fondation que vous dirigez.
La Fondation Friedrich Naumann pour la liberté est une fondation politique allemande qui s’engage pour une politique libérale dans les domaines économique, politique et social.
En tant que fondation qui œuvre dans les domaines économique et social, quelles solutions proposées vous pour lutter contre la pauvreté ?
Nous avons organisé la compétition Falling Walls Lab Abidjan 2017 pour les jeunes entrepreneurs. C’est une compétition d’idées d’entreprise et c’est là la solution que nous les libéraux proposons pour lutter contre la pauvreté. Nous pensons qu’il faut changer le paradigme. Ce n’est pas l’aide au développement dans la forme traditionnelle qui va faire quelque chose contre la pauvreté. Ce qu’il faut faire à long terme, c’est de responsabiliser les jeunes, c’est d’activer les jeunes entrepreneurs. Il faut que nous tous nous créons nos emplois ici, que nous trouvons des opportunités. C’est comme cela que la lutte contre la pauvreté va se passer.
Quelle analyse faites-vous des projets, des idées des jeunes ivoiriens au terme du concours Falling Walls Lab Abidjan 2017 ?
Je suis vraiment très positivement surprise des présentations des jeunes ivoiriens. Il y avait seize (16) projets présentés. Et bons nombres de ces projets ont de vrais potentiels de gagner de l’argent et de créer des emplois. Il y a aussi d’autres projets qui auront besoin de l’accompagnement. Ils ont des compétences opérationnelles mais ils savent bien le marketing. D’autres ont besoin d’un plan financier. Donc ce que nous essayons de faire en tant que fondation, c’est d’être une plateforme où de différentes personnes qui entreprennent ou qui veulent entreprendre trouvent un espace pour échanger.
Récemment vous avez organisez à votre siège une rencontre qui concernait la crise migratoire clandestine toujours persistante. Un phénomène dû à la pauvreté. Que préconisez-vous comme solutions pour lutter contre ce phénomène ?
Nous nous engageons contre la migration irrégulière. Comme fondation libérale, nous sommes ouvertes à la migration mais nous ne voulons pas que les gens mettent leur vie en danger de façon irrégulière. C’est pour cela que nous avons organisé des campagnes de sensibilisation. La solution, c’est encore l’économie, c’est que les jeunes trouvent des perspectives, qu’ils trouvent des emplois. Il y a une possibilité de créer une prospérité ici. Il y a un mythe de l’Europe et les jeunes africains pensent qu’ils n’ont pas de perspectives ici. Avec une activité comme la compétition Falling Walls Lab, nous voulons donner des espoirs. Et démontrer que si tu es prêt à travailler, si tu es créatif, tu peux aussi te créer une existence en Côte d’Ivoire.
Votre mot de fin ?
J’admire cette créativité, cette énergie de la jeunesse africaine et qu’elle entreprenne et tout le futur sera pour elle.
Entretien réalisé par Stéphane Loboué






