Bonne gouvernance, droits de l’homme et le développement humain en Afrique La Côte d’Ivoire classée 33ème sur 54 pays

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Le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, a été célébré le lundi 10 novembre 2018. En Côte d’Ivoire, l’évènement a été marqué par une Table-ronde organisée par la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho), en collaboration avec le Cerap et la commission Justice et paix de la Fraternité St Dominique à Cocody. Objectif, marquer un arrêt pour dresser le bilan de la gouvernance des droits de l’homme en Afrique. A cette occasion, le président de la Lidho, Pierre Adjoumani Kouamé, déplore le grand retard et la précarité de la gouvernance des droits de l’homme et du développement humain. « En Afrique, malgré l’abondance des traité internationaux et conventions signés par les Etats parties, nous constatons que les droits de l’hommes sont toujours bafoués en Afrique. Nous attirons l’attirons l’attention de tous les présidents Africains et surtout de la Côte d’Ivoire, il faudrait qu’ils respectent leur signature apposées sur ces documents. Pour la population s’appauvrie chaque jours davantage, si l’Education et la santé n’y sont pas, alors nous disons que le pays est mal gouverné » a-t-il déclaré. Pour Pr Patrick N’gouan, économiste et sociologue, président de la commission Justice et paix de la Fraternité St Dominique a enfoncé le clou. « Malgré toutes ses richesses naturelles et son fort taux de croissance, l’Afrique est le continent le plus pauvre. L’Afrique bat tous les records de croissance, mais reste le continent le plus pauvre. Paradoxe. Cela est mis sur le compte de la mauvaise gouvernance » a-t-il insisté avant de donner le classement des pays africains (2007-2010), selon des indicateurs africains reconnus. Selon lui, les pays les plus démocratiques en Afrique sont par ordre l’Afrique du Sud, le Botswana, le Cap vert, Ghana, L’Ile Maurice et la Namibie. La Côte d’Ivoire est classée 33ème sur 54 pays. Poursuivant, Pr N’gouan fait des propositions, notamment, que la Côte d’Ivoire aille s’inspirer du Ghana et du Cap vert pour des élections sans violence, une gouvernance consensuelle (Gouvernement, opposition, société civile, secteur privé), la prise en compte effective des résultats de recherche des institutions académiques, enseigner la gouvernance et des droits de l’hommes dans les institutions, les administrations, les écoles militaires, Ens, Ena en Afrique. Me Drissa Traoré, vice-président de Fidh et Dr Francine Dassé, enseignant-chercheur, ont abordé respectivement les traditions africaines et les droits de l’homme et le droits de l’homme en Afrique. Le directeur du Cerap a salué l’initiative avant d’indiquer que l’action sociale de l’Eglise, est basée sur les droits de l’homme.
SERGE AMANY