, ce vendredi 20 mars 2026 , C’est dans l’enceinte de l’école primaire publique du quartier Phare, sous un soleil généreux, que la communauté musulmane a dit adieu au mois de pénitence. Prière de l’Aïd el-Fitr sous la houlette du guide spirituel de la grande mosquée centenaire, l’imam Dr Cheikh Ibrahim Ndiaye.
La prière a été marquée par la présence des autorités communales. Parmi elles, le maire Jean Louis Moulot, également ministre délégué de l’Enseignement technique, entouré de quelques conseillers municipaux et des forces de sécurité.
Un symbole fort : la République aux côtés des croyants, dans un quartier populaire. Mais ce vendredi, l’imam Ndiaye n’est pas venu pour une simple liturgie. Il a choisi de frapper fort.« Parents, vous êtes les premiers responsables de vos enfants. Mettez-les sur le droit chemin de l’islam avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il lancé, avant de braquer les projecteurs sur un mal qui ronge Grand Bassam : la drogue et l’appât du gain facile.
Une mise en garde directe, sans fard, face à une jeunesse de plus en plus happée par les facilités illusoires.L’assistance, recueillie, a laissé éclater sa joie à l’issue de la prière.
Sourires, embrassades, et cette ferveur palpable qui signe la fin du Ramadan. Dans un élan de convivialité, le maire Moulot a pris la parole pour saluer « l’esprit de paix et de concorde » qui anime les fidèles de la cité balnéaire.« Bonne fête de l’Aïd à toute la communauté musulmane de Grand Bassam », a-t-il conclu, en remerciant chaleureusement l’imam pour sa clairvoyance.
Entre foi et réalités sociales, l’imam a rappelé que la célébration ne doit pas faire oublier l’urgence d’éduquer et de protéger la jeunesse. Un message qui résonne comme un avertissement, dans une ville en quête de sérénité.
Koné Yaya


































