Grand-Bassam, samedi 14 février 2026 – La communauté villageoise de Modeste, dans la commune de Grand-Bassam, a organisé une marche pacifique pour attirer l’attention des autorités sur les crises foncières récurrentes qui menacent leur quiétude. Brandissant des pancartes, les habitants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des déguerpissements illégaux et une spoliation continue de leurs terres.
La marche, partie du centre du village, s’est achevée au bureau de la chefferie, où une délégation conduite par le vice-président de la commission foncière, Joseph Gnohan, a rencontré les manifestants. Dans son adresse, il a invité les autorités nationales et locales à intervenir pour préserver les droits des familles de Modeste.
Au nom des populations, Joseph Gnohan a lancé un appel au président de la République, au gouvernement et au Conseil d’État afin que les décisions judiciaires déjà rendues soient respectées. Il a rappelé que Modeste est un village légalement constitué, conformément au décret du 25 août 2010 sur le ressort territorial des Régions, Départements, Sous-préfectures et Communes de Côte d’Ivoire.
Concernant les différends avec le roi de Moossou, accusé par les villageois de s’accaparer leurs terres en complicité avec des sociétés immobilières, le vice-président a souligné que plusieurs décisions de justice – notamment en appel (décision n°228 du 18 février 2018) et en cassation (audience publique du 26 mars 2020) – ont déjà débouté les prétentions adverses.
Les populations de Modeste demandent désormais aux autorités d’agir rapidement pour mettre fin aux manœuvres qu’elles jugent illégales et garantir la paix sociale. Des propriétaires terriens présents lors de la rencontre ont également témoigné de leur indignation et réaffirmé leur volonté de défendre leurs terres par des moyens pacifiques.
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