Presse : Projet de licenciement pour motif économique à Fratmat
«Guillaume Gbato, secrétaire général du Synappci « Nous allons organiser une grande mobilisation autour de nos camarades Fratmat »
Dans le cadre du projet de licenciement de 123 travailleurs dont 11 journalistes de la Société nouvelle de presse et d’édition de Côte d’Ivoire (Snpeci) éditrice du quotidien Fraternité Matin, l’intersyndicale des médias est monté au créneau. Le président Amonzame Kouadio de la Rti, a animé une conférence de presse le jeudi 28 novembre à la Maison de presse au Plateau. Objectif, analyser le dossier et appeler à la mobilisation du monde des médias autour des confrères frappés par cette mesure. A cette occasion, le conférencier, a appelé à la solidarité. « Dans notre milieu nous avons besoin de solidarité. Il n’y a que cela qui peut booster les actions. Par rapport à ce qui se passe à Fraternité Matin, il faudrait que nos confrères journalistes dans leur ensemble, puissent soutenir la cause. C’est important pour nous. Nous le disons en pensant que cela peut arriver aux autres. Car au niveau de la Rti, actuellement, il a un schéma qui en court. Et il n’a pas de journaliste de la Rti dans cette salle. Or, si nous sommes solidaires, tout patron aura peur de prendre des mesures qui vont à l’encontre des travailleurs. Dans notre milieu nous avons d’énormes difficultés surtout au plan salarial. Or, la presse est un pan très important dans la gouvernance d’un pays et dans la promotion de la démocratie » a-t-il déclaré avant que Francelin Glodé, sg de l’intersyndicale décrie cette mesure. « La mesure prise par la direction générale de Fraternité Matin, est une mesure illégale, elle est cynique, est-elle inacceptable. Que le ministre la Communication lui-même se lève pour s’opposer à cette mesure » a-t-il exhorté. Soutenu par Guillaume Gbato, secrétaire du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (Synappci), qui annonce une mobilisation nationale. « Les journalistes par acquis de conscience, devraient se lever. Si on laisse faire ce qui se passe à Fraternité Matin, s’en est fini. Il faut nous nous mobiliser. Cette mobilisation, nous allons l’organiser. Nous interpellons d’abord le gouvernement et prendre aussi l’opinion nationale à témoin. Devant tout ce qui se passe, les ivoiriens en général et les professionnels des médias en particulier, ne peuvent pas rester silencieux. Que les journalistes adhèrent aux syndicats et apprennent à être responsable » a-t-il vivement recommandé.
izoudine youssef <izoudiney@gmail.com>s









