Éléphants : entre excuses et exigence, la Côte d’Ivoire face à son miroir

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Le lendemain du match, les débats enflammés continuent. Les réseaux sociaux ivoiriens se sont remplis de messages de soutien :

« Merci les Éléphants », « Découragement n’est pas ivoirien ». Mais derrière ces mots d’encouragement, une voix s’élève pour dénoncer une tendance inquiétante : la culture de la complaisance.

Pour beaucoup, la rencontre était prenable. La possession était ivoirienne, les occasions existaient, mais les erreurs techniques et les choix discutables – comme l’absence d’Amad Diallo dans le onze de départ – ont pesé lourd. «

À ce niveau de compétition, certaines fautes ne devraient plus se répéter », martèlent les observateurs.

Au-delà du terrain, c’est une mentalité nationale qui est pointée du doigt.

Trop souvent, l’échec est minimisé par des phrases rassurantes : « L’important, c’est d’avoir participé ».

Une logique qui, selon certains analystes, entretient un cercle vicieux : au lieu de tirer des leçons, on excuse et on recommence.

Cette indulgence ne se limite pas au sport. Dans les hôpitaux, lors des inondations, des patients ont attendu des médecins absents, et les commentaires ont préféré excuser le retard plutôt que d’interroger le système.

« Tant qu’on applaudira davantage les excuses que les remises en question, on continuera à produire les mêmes résultats », avertit une voix citoyenne.

Le message est clair : la Côte d’Ivoire mérite mieux. Une culture de responsabilité doit remplacer celle de l’excuse.

Dans le sport comme dans la société, l’ambition doit être affichée sans détour : on ne participe pas pour essayer, on participe pour gagner.

Carlos Alleluia

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