Bamako, 26 avril 2026 – Le Mali a été le théâtre d’une vaste offensive menée par des groupes armés, présentée par les autorités comme une tentative de coup d’État.
Selon des sources militaires, les assauts ont visé simultanément la capitale Bamako et plusieurs grandes villes du pays, dont Gao, Kidal, Kita et Sévaré, avec pour objectif de s’emparer de bâtiments administratifs et du palais présidentiel.
Les forces maliennes, appuyées par le Corps africain (Africa Corps) et la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont opposé une résistance jugée décisive. Le commandement militaire affirme que plus de 1 000 combattants terroristes ont été neutralisés en 24 heures, dont environ 200 à Bamako, 500 à Gao et 300 à Kita. Plus de 50 véhicules auraient également été détruits.
Un scénario évité
D’après l’armée russe, l’opération visait à renverser le président de la transition, le général Assimi Goïta, en reproduisant un schéma similaire à celui observé en Syrie. La présence de mercenaires étrangers, notamment ukrainiens et européens, est évoquée par certaines sources, bien que ces informations restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Le rôle de l’AES
La Force unifiée de l’AES, basée au Niger et récemment renforcée à 15 000 hommes, a été déployée à Kidal pour soutenir l’armée malienne. Ce bastion touareg, stratégique pour le contrôle du nord du pays, a été l’un des points névralgiques de l’attaque.
Un contexte régional tendu
Cette tentative de déstabilisation survient dans un climat sécuritaire déjà fragile au Sahel, marqué par la multiplication des attaques djihadistes et la recomposition des alliances militaires. Les autorités maliennes et leurs partenaires régionaux affirment que la coopération militaire reste essentielle pour contenir la menace et préserver la stabilité.
Carlos Ghosn


















