Modeste – Spoliation foncière : des voix s’élèvent contre une injustice persistante

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Le mardi 17 juin 2025, le village de Modeste, dans la commune de Grand-Bassam, a de nouveau été le théâtre d’une mobilisation poignante en faveur de la justice foncière.

Des propriétaires terriens, réunis autour de leur porte-parole M. Bilé Wadja Serges, ont animé une conférence de presse afin d’alerter l’opinion publique et les autorités compétentes sur une affaire qui menace à la fois les droits fonciers et la paix sociale. Des familles dans le désarroi, des titres fonciers ignorés .

Derrière les procédures administratives et les querelles juridiques, ce sont des centaines de familles qui vivent dans l’angoisse d’être dépossédées de leurs terres ancestrales.

Pourtant, plusieurs d’entre elles disposent d’Arrêtés de Concession Définitive (ACD), d’approbations de lotissement dûment délivrées ou sont engagées dans des démarches régulières auprès du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme.

Malgré ces documents légaux, leurs parcelles sont aujourd’hui englobées dans une approbation globale jugée injuste et unilatérale, au bénéfice d’un tiers : M. Diabaté Seydou.

Accusations de spoliation et d’irrégularités graves Qualifié d’“usurpateur foncier” par les concernés, M. Diabaté Seydou aurait obtenu une approbation de lotissement sur plus de 160 hectares sans mandat légal, ni concertation avec les ayants droit.

Une situation que les propriétaires considèrent comme une “manœuvre frauduleuse” et qui bafoue les décisions judiciaires existantes, notamment l’arrêté de suspension du Conseil d’État et un jugement du tribunal de Grand-Bassam ordonnant le déguerpissement de sa société, SIAC.

Un appel à la justice et à la paix Au cœur de cette mobilisation, les propriétaires terriens réaffirment leur attachement à l’État de droit : « Nous ne demandons que justice. Nous défendrons nos terres, notre histoire et nos familles, jusqu’à la dernière énergie. » Ils en appellent à la transparence, au respect des décisions de justice, et à l’implication des autorités pour garantir la paix sociale dans ce village meurtri.

Carlos Alléluia

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