Joyeux anniversaire à Sea Robinson, le sportif favori du président Félix Houphouet-Boigny.
Aujourd’hui nous célébrons la vie d’un monument vivant qui a profondément marqué l’histoire du sport en Côte d’Ivoire .Sea Robinson voit le jour en 1945 dans le village de Gohouo Zagnan, situé à Bangolo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Enfant on le surnomme » la foudre » en raison de son caractère bien trempé et imposant. Orphelin de père et de mère à l’âge de 12 ans, il est contraint de quitter son terroir natal pour Abidjan en 1959. C’est dans la capitale économique ivoirienne qu’il découvre le noble art, sous la tutelle éclairée du célèbre entraîneur Raoul Rabet dit »Cocotier ». Ce dernier, rapidement convaincu du potentiel hors du commun de son poulain, ne tarde pas à prédire un avenir international radieux au jeune boxeur. Séduit par les œuvres de Robinson Crusoé et profondément admiratif de son idole, le légendaire américain boxeur Sugar Ray Robinson, il décide, en 1969, d’adopter le prénom de ces deux icônes en signe d’hommage et d’une profonde affection.Doté d’une frappe fulgurante et d’une détermination sans faille, Séa Robinson s’impose rapidement sur l’échiquier national, enchaînant victoires et titres. Son style de boxe, alliant puissance et précision, en fait l’idole des foules. Le Public pugilistique ivoirien le surnomme » Le Roi du K-O ». Le président Félix Houphouët-Boigny, séduit par son talent, le prend sous son aile et lui témoigne un soutien sans faille. Ainsi, en 1973, après sa brillante victoire face au champion italien Miro Riga, il est reçu par le Chef de l’état au palais présidentiel avec tous les honneurs. L’année suivante, le président Houphouët-Boigny se rend lui-même en personne à deux reprises au Central Boxing Club de Treichville pour assister à deux combats internationaux de Robinson. Au cours de cette année 1974, Sea Robinson est sacré champion d’Afrique des super-welters en battant l’algérien Cheraka par K.O au 5e round.Après avoir régné sans partage sur le continent africain, Sea Robinson se lance à la conquête du titre mondial. Deux ans après le légendaire combat Ali-Foreman de Kinshasa, Abidjan devient à son tour le théâtre d’un championnat du monde qui retient l’attention de toute l’Afrique. Il oppose le champion du monde en titre, Elisha Obed, au champion d’Afrique, Sea Robinson. Malheureusement, ce dernier s’incline aux points, échouant à un cheveu d’être sacré champion du monde au cours du 10e Round. Malgré cette défaite, Sea Robinson rentre dans l’histoire du noble-art africain en devenant le premier africain de l’histoire de la catégorie super-welter à disputer un championnat du monde en boxe professionnelle. L’année suivante en 1979, le champion range définitivement les gants. Il est nommé maître d’éducation physique, à titre exceptionnel, par le président de la République Félix Houphouet Boigny, en témoignage de sa haute estime pour l’ensemble de son œuvre consacré au rayonnement du sport ivoirien.Palmarès.-Classé 6eme mondial dans la catégorie super-welter en 1976-Champion de Côte d’Ivoire amateur (1965-1969)-Champion de Côte d’Ivoire néo-professionnel 1969-Champion de Côte d’Ivoire professionnel (1970-1978)-Champion d’Afrique ABU (1974-1976)-Vice champion du monde WBC en 1976-Premier boxeur africain ayant décroché un titre de champion d’Afrique dans la catégorie des Super-Welters.-Premier boxeur africain ayant disputé un championnat du monde dans la catégorie des super-welters.-Unique boxeur ivoirien de l’histoire ayant disputé un combat comptant pour un titre mondial (WBC) en boxe professionnelle.-Chevalier dans l’ordre du mérite sportif ivoirien (2019)-Élevé au grade d’officier de l’ordre national en Août 2024.
Carlos Alléluia







