Dans le monde du football, les applaudissements s’éteignent souvent plus vite que les souvenirs.
Jacques Anouma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football, en a livré un témoignage poignant dans l’émission Nostafoot sur Nostalgie CI.
« Ce milieu est tellement ingrat », confie-t-il.
En 2012, à peine avait-il quitté la présidence de la FIF qu’il perdait sa mère.
Les Éléphants étaient alors en regroupement à Abidjan, mais aucun message, aucun appel.
Seul Didier Drogba, sur le point de prendre son vol, s’est déplacé pour présenter ses condoléances et faire un don.
Quelques jours plus tard, Aruna Dindané l’a contacté. Puis plus rien.
Ce silence, pour Anouma, illustre une réalité crue : dans le football, la reconnaissance s’arrête souvent aux portes du pouvoir.
« Une fois que tu le quittes, tu n’existes plus à leurs yeux », dit-il avec amertume.
Son témoignage résonne comme un appel à la mémoire et à la gratitude dans un milieu où les liens humains se dissolvent trop vite.
Car derrière les trophées et les projecteurs, il y a des hommes, des histoires, et des blessures que le temps ne guérit pas toujours.
Carlo Symphonie








