Reprise des municipales à Grand-Bassam : LA CEI LOCALE EST – ELLE VRAIMENT INDÉPENDANTE ?

0
5115

Reprise des municipales à Grand-Bassam : LA CEI LOCALE EST – ELLE VRAIMENT INDÉPENDANTE ?
La précédente élection municipales du 13 octobre 2018 avait montré aux yeux du monde que la CEI locale de Grand Bassam était loin d’être crédible , en effet cette CEI à sa tête son président WATARA SIE avait manifesté son incapacité à proclamer le résultat partiel du scrutin du13 octobre dernier.Car ce dernier intimidé par le préfet Kassi Gabin aurait dit carrément qu’il ne pouvait pas proclamer les résultats à Bassam et la seule chose qu’il donne pour se défendre en tant que président de la CEI locale de Bassam:. << c'est plus fort que moi>>. ,<< comprenez-moi ...>> Cela laisse entrevoir la pression extérieure dont il est victime . Qu’est ce qui a bien empêché le président WATARA SIE à donner le résultat partiel du 13 octobre dernier?
Au demeurant , si la CEI est vraiment indépendante , pourquoi accepter que la préfecture soit le local de cette commission indépendante pour les élections municipales à Grand Bassam au détriment de son propre siège ?
Le préfet à t’il le droit d’empêcher le président d’une CEI locale de proclamer des résultats? Le préfet à t’il le droit de superviser les centres de votes avec un seul candidat à l’absence des autres candidats pendant que le scrutin se déroule ?
En somme pour que cette CEI soit digne d’une entité indépendante n’y a-t-il pas lieu de lui permettre d’être dans son propre local loin de toute influence extérieure ?
D’autre part pour éviter de jouer les médecins après la mort il serait mieux de détacher bon nombre de forces de l’ordre pour éviter les débordements, des échauffourées entre militants, que d’attendre que ces incidents surviennent pour réagir après.
Comme on l’a vu lors de la crise post – électorale à Bassam avec la présence des forces de l’ordre partout dans toute la ville balnéaire y compris des engins de guerre cherchant à éviter des affrontements entre militants. Cela reste important.
Cependant, comme nous sommes dans un cas très spécial n’est-il pas préférable de prévenir le mal que d’attendre qu’il survienne pour chercher à le guérir ?
Oui c’est maintenant que nous avons besoin des forces de l’ordre , des observateurs internationaux et même la presse nationale et internationale pour la couverture de ce scrutin du 16 décembre prochain ? Sans doute cela donnera une transparence à celle-ci. Apprenons de nos erreurs pour éviter le chaos à grand Bassam ville patrimoine mondial de l’UNESCO.
Tse Parfait