Réduction de l’informel en Côte d’ivoire : Charles Blé donne des solutions idoines

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L’hôtel Ivotel a servi de cadre à la première édition de Forum Succèss dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat.
Charles Blé, responsable exécutif d’Angels Bridge, a souligné le 1er février, à l’hôtel Ivotel au Plateau, la nécessité pour la Côte d’Ivoire d’accélérer la réduction de la part de l’informel – « d’environ 91% du tissu économique » – dans son économie pour mieux capitaliser les énormes investissements réalisés dans le pays et mieux répartir les fruits de la croissance soutenue que le pays enregistre depuis quelques années.
Il s’exprimait lors de la première édition de Forum Success organisée par la structure dont il est le responsable exécutif.
Charles Blé a expliqué que pour amener les opérateurs économiques à migrer massivement vers la formalisation de leurs activités, il faudra commencer par les informer de la nécessité et les avantages qu’il y a à exercer dans le formel. « Parce que la grande majorité d’entre eux ignorent qu’ils sont dans des activités économiques informelles. Pensant que le paiement de taxes, notamment communales fait de facto de leurs affaires des activités formelles », affirme-t-il.
Le responsable exécutif d’Angels Bridge a également indiqué qu’à l’information devrait s’ajouter une étude de terrain qui mettrait en action les collectivités locales et des structures relais – qui disposent des données statistiques – afin de porter la bonne information à la base.
Pour lui, la formation adaptée et utile mise à la disposition des opérateurs économiques du secteur informel devrait être la dernière phase de ce plan pour donner un coup d’accélérateur au basculement vers le secteur formel.
Pour Guy Phélippot, promoteur immobilier, l’État devra faire un peu de forcing en plus des mesures incitatives pour amener les opérateurs économiques du secteur informel à se formaliser, comme cela a été le cas dans nombre de pays développés.
La franchise : un instrument puissant à promouvoir
Quant à Cédric Yao, directeur du Cabinet Exousia, la franchise offre d’énormes possibilités pour le développement de l’entrepreneuriat en Côte d’Ivoire. D’autant plus qu’elle permet – selon les spécificités du business plan – de contourner, dans certains cas, la question du financement qui demeure l’un des freins à l’entrepreneuriat aux côtés de la volonté d’entreprendre et les compétences requises. « Avec une la bonne stratégie de pénétration du marché, il n’y a pas de raison que la franchise ne contribue pas efficacement à changer la face de l’économie et du pays », a-t-il lancé.
Son espérance a rencontré l’adhésion de Jean Regnard Gihibi, directeur général de l’Agence régionale de développement de la Nawa. Il a déclaré que davantage de discipline et de probité dans les rangs du secteur public pourrait considérablement améliorer les relations avec le secteur privé et transformer véritablement le climat des affaires.
Source : fratmat.info