Littérature / D. Konaté Adam signe son 3ème roman : tu n’épouseras pas ce chocolat

0
176

‘’ Tu n’épouseras pas ce chocolat ‘’, tel est le titre de la dernière production littéraire de D. Konaté Adam, ce diplômé en Génie mécanique et productique, passionné de littérature et d’écriture.
Au travers d’une dizaine de chapitres en 174 pages, ce 3ème roman de l’auteur (après Le panthéon des présidents – Nouvelles Editions Balafons, 2015 – et Délit de patronyme – Nouvelles Editions Balafons, 2015 –) nous plonge dans la vie d’un jeune étudiant ivoirien du nom de Zakat. Il est courtisé par une belle blonde Américaine, Directrice générale de l’entreprise où il est en stage depuis quelques jours.
Aidée par une amie blanche déjà mariée à un Africain, Sasha parvient à gagner le cœur de l’étudiant stagiaire, par des stratagèmes et autres ‘’ techniques ‘’ pour conquérir l’homme Africain.
Toutefois, les deux amoureux devront faire face à de nombreux défis. Ce sont entre autres : Zakat a déjà une compagne, les parents de Sasha sont racistes (ils n’aiment pas les Noirs ; ils l’ont hérité de leurs aïeux ) et sa mère Ruth a une haine viscérale pour la peau noire ; le père de Zakat est aussi raciste (il haie les Blancs, la conséquence de la colonisation) ; la blonde est plus âgée que le jeune stagiaire ; ils ne sont pas du même rang social (Sasha est cadre supérieur d’entreprise après une première expérience dans le monde du travail en France quand Zakat n’a pas encore le premier emploi, quoique brillant étudiant sorti de l’institut polytechnique).
« À Fanikita, tout se passait bien pour la directrice jusqu’à l’arrivée du jeune stagiaire de condition modeste. Depuis que Sasha avait fixé les yeux pénétrants de Zakat et serré sa main imposante dotée d’une énergie magique, elle n’était plus cette femme sereine et intransigeante. Était-elle tombée amoureuse de ce jeune stagiaire aux sourcils broussailleux? Sous-estimant le charme qui était le sien, Zakat ignorait ce qui se passait dans la tête de la directrice générale de Fanikita. Son image ne la quittait plus depuis plusieurs jours ; et elle rêvait de le serrer dans ses bras, de l’embrasser et de le lécher comme un cornet de chocolat. Suite à une petite enquête, elle découvrit qu’il était son cadet de quatre ans. Sasha ne pouvait plus se retenir devant l’effet que ce jeune homme singulier de vingt-quatre ans lui imposait. Elle espérait vivement qu’il ne la décevrait pas. Ah la peau noire ! Issue d’une famille raciste, elle n’en avait jamais rêvée. Mais avant de venir en Afrique, une amie vivant au Libéria attira son attention sur sa phobie congénitale des hommes de couleur. Cela pourrait lui attirer des ennuis hors de l’Amérique. Son séjour de deux ans sur le continent africain avait finalement changé l’opinion de Sasha sur la problématique de la race.[…] À Fanikita, Zakat était maintenant bien intégré. Sasha pensa qu’il était temps de lui avouer ses sentiments d’une étrange soudaineté. Elle lui proposa de jeter un coup d’œil sur le rapport de stage qu’il avait partiellement rédigé. Ce fut un prétexte pour se rapprocher de ce jeune homme qui la fascinait ». Page 21 et page 24
Ils finissent par se marier, contre vents et marées et ont un enfant, Sory.

Seule contre tous (ses parents, ses croyances, la religion de son père, ses collègues Blancs de la classe bourgeoise, les parents de son bien-aimé, etc.), Sasha avance, avec hésitation parfois, mais sans jamais s’arrêter. Elle finit, par la seule force de l’amour, à faire tomber la muraille raciale chez les Brook.

‘’ Tu n’épouseras pas ce chocolat ‘’ sorti en mars 2018 aux Nouvelles Editions Balafons, traite de la réalité des couples mixtes, de la haine raciale, du dialogue des cultures, de la rébellion armée qu’a connue la Côte d’Ivoire, du terrorisme, de l’attentat terroriste de Grand-Bassam, de la succession au trône en Afrique. L’on y évoque également les pouvoirs surnaturels en Afrique.

Une contribution de Serge Adam’s Diakité