LITTERARURE (NECROLOGIE) : La plume Régina Yaou décède le samedi dernier à l’âge de 62 ans.

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regina Yaou

L’une des plus belles plumes ivoiriennes, Régina Yaou, est tombée le samedi 4 Novembre dernier à Abidjan. A l’âge de 62 ans, l’écrivain dépose la plume des suites d’une crise. Régina Yaou est née le 10 juillet 1955 à Dabou. Elle était célèbre pour ses romans portant spécialement sur les conditions de vie des femmes. Ses œuvres abordent la vie quotidienne et le statut de la femme dans la société ivoirienne : la violence domestique, les infidélités, la maternité, la stérilité, etc. Ses œuvres : La citadine (1977), Les écueils de la vie (1982), La révolte d’Affiba (1985), Aihui Anka (1988), Les glas de l’infortune (2005), Le prix de la révolte (1996) ainsi que Abbé Anselme : La rupture, Les germes de la mort, Lezou Marie ou les écueils de la vie, L’indésirable (2001), Histoires si étranges… Régina Yaou a reçu le Prix d’excellence de la littérature en 2014. Elevée par sa tante, sage-femme, dans une famille passionnée de lecture, Régina Yaou, entre 12 et 14 ans, écrit ses premiers poèmes. Au lycée technique de Cocody, en 1977, elle participe à un concours littéraire organisé par les Nouvelles éditions africaines et sa première production, une nouvelle intitulée La Citadine, restée inédite, est primée. Après une interruption de quelques années pendant lesquelles elle travaille, elle reprend des études en 1982, en France à l’université François Rabelais de Tours, puis complète une année à l’université Félix Houphouët Boigny Abidjan – Cocody. De 1991 à 1993, elle séjourne aux États-Unis comme consultante et conférencière auprès de diverses universités. Elle revient en Côte-d’Ivoire, mène différentes activités en plus de son œuvre littéraire, puis retourne aux États-Unis en 2005, pour des études comparatives sur les contes du sud des États et du sud de la Côte d’Ivoire. Puis elle rentre en Côte d’Ivoire quelques années plus tard. À partir de la fin des années 1990, elle publie également sous pseudonyme (Joëlle Anskey, Ruth Owotchi, ..) dans des collections dites « sentimentales ».
Landry Delpkalè
steloseven@gmail.com