Guillaume Soro : «Oui, avec Houphouët, on pouvait être Fpi sans être renvoyé de son poste»

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L’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirien, Guillaume Kigbafory Soro, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle dans son pays,  était à Milan en Italie, samedi, pour échanger avec ses partisans résidant dans ce pays.

Il a qualifié de grave recule démocratique, la « purge organisée par le pouvoir en place » contre les cadres des partis non membres du Rhdp «Comment comprendre qu’en 1990, c’est-à-dire qu’il y a 30 ans en arrière, nous nous soyons battus pour avoir le droit pour chacun de militer dans le parti politique de son choix, et qu’en 2019, on nous appelle pour nous dire “ou vous êtes Rhdp, ou on vous chasse de votre travail“. C’est trante ans en arrière ça. (…) Je me souviens qu’en 1990, contre notre gré, nous étions dans un parti. Mais c’est ce que nous avons refusé.  Houphouët-Boigny, qui était un demi-dieu en Afrique et un dieu plein en Côte d’Ivoire, a quand même accepté qu’il y ait le multipartisme, et que chacun milite dans le parti qu’il souhaite. Oui, avec Houphouët, on pouvait être Fpi sans être renvoyé de son poste. On pouvait être Pit,  Usd, sans être chassé de son travail. Comment 30 ans après, on te chasse quand tu n’es pas Rhdp ? Et vous voulez que je me couche ? Après s’être battu à l’époque pour obtenir le multipartisme, je serais lâche de me coucher. Je ne peux l’accepter. C’est au-delà de mes forces. Mon Adn ne peut pas accepter cela. Donc, en politique, il ne faut pas pousser les gens à bout», a, entre autre, dénoncé l’ex-président de l’Assemblée nationale.

Cyril Agbotomé