Gare de Bassam: La psychose s’empare du milieu syndicale du transport

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Gare de Bassam: La psychose s’empare du milieu syndicale du transport

Depuis un moment, la commune de Treichville, située au cœur de la capitale économique Abidjan, est le plateau de bagarre d’une extrême violence, à l’arme blanche entre syndicalistes du transport.
Le Procureur de la république près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, le magistrat Adou Richard, a donné des instructions fermes pour mettre fin aux activités criminelles de plusieurs individus soupçonnés de trouble à l’ordre public et de meurtres à Treichville.
En effet, le vendredi 02 décembre 2016, dès 6 h du matin, une scène de guerre a eu court à la ‘’Gare-Bassam’’ entre factions rivales syndicales pour le contrôle de la manne financière que génère quotidiennement ce secteur.
Bilan 2 morts dont celle de feux de Nabi Bébogo Drissa dit Garba, un syndicaliste du transport, et de nombreux blessé à l’arme blanche.
Aussi, tôt le 02 décembre 2017, une attaque similaire, à cette même gare routière, entrainant la paralysie de la circulation, la fermeture des commerces, la terreur au sein de la population riveraine, a causé de nombreux blessés à l’arme blanche et la mort tout aussi barbare de feu Traoré Issouf dit béret, un transporteur.
Fort heureusement, la Police Criminelle va mettre le grappin sur SANOGO Ali, dit Sroukou, et de GBANE Mouhamed Ali, alias Apathé, dans une buvette, dans la commune populaire de Yopougon, le 07 février 2018, vers 02 du matin, après des investigations poussées.
Ils croupissent depuis lors à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) avec une trentaine d’autres suspects, en attendant leur procès.
Si les investigations et les arrestations se poursuivent quelques amalgames dans la foulée sont à déplorer.
En effet, selon plusieurs transporteurs certains de leurs collègues dont l’innocence, ne fait l’ombre d’aucun doute, ont été mis aux arrêts, sous dénonciation calomnieuse et maintenus en détention prolongée puis libérés des mois après sans aucun dédommagement ni jugement.
C’est le cas de M. SANOGO Issiaka dit Tayson, président d’un collectif de transporteur et de syndicaliste qui, après avoir passé 14 mois à la MACA, a aujourd’hui recouvré sa liberté sans jamais avoir été jugé ni dédommagé.
Un autre du nom de KOFFI Seth a lui aussi été privé de liberté pendant 03 mois, enfermé à la MACA, avant de jouir de sa liberté sans jugement.
Une situation qui a entrainé une psychose généralisée à la Gare-Bassam chez les syndicalistes du transport et poussé beaucoup de syndicaliste à vivre caché.
‘’Aujourd’hui beaucoup dont le célèbre KONATE Brahima dit ‘’djawouli’’, Mamoutou dit ‘’Kpayoss’’ et Yacouba dit ‘’yêlê’’ se sont cherchés ‘’ nous révèle une source introduite sous le couvert de l’anonymat.
De sources syndicales, les patrouillent de police souvent suivies d’arrestations arbitraires sont toujours à l’ordre du jour à la gare de Bassam.
Issoudine Yousself