Education nationale (grève) : les enseignants se disent prêts à risquer une année blanche

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la ministre de l’éducation nationale, Candia Kamara et ses collaborateurs enseignants réunis au sein d’une coalition syndicale (COSEF) ne parlent plus le même langage. En effet ce syndical , Cosef (la Coalition du secteur de l’éducation et de la formation) a lancé le 22 janvier 2019 une grève illimitée dans les écoles publiques du primaire et du secondaire. Cette Coalition qui regroupe huit organisations syndicales du corps enseignant, exige la revalorisation de leurs indemnités logement, une suppression des cours du mercredi dans le primaire, des paiements d’arriérés de salaire ou encore que leurs primes liées à la correction des examens soient doublées.
Selon le porte-parole du Cosef, Pacôme Attaby, la paralysie des établissements se poursuivra tant que le ministère de l’Education nationale refusera les négociations. Dans une déclaration, la ministre Kandia Camara assure pourtant qu’elle est toujours restée ouverte aux discussions, et appelle au sens civique des enseignants, tout en regrettant que certains d’entre eux imposent leur débrayage à leurs collègues non-grévistes.
Soulignons que hier mardi matin, les syndicats ont été accueillis à la Primature pour tenter d’ouvrir un cadre de discussions. Les enseignants maintiennent tout de même la grève, et se disent résolus à aller jusqu’au bout.
Notons qu’ils sont déterminés. Et qu’ils se disent prêts à risquer une année blanche si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
Guy Alléluia
Source : Rfi