Des terroristes de l’Armée syrienne libre envoyés en masse en Algérie

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Des armes et des munitions découvertes par l’armée algérienne dans la région frontalière de Bordji Badji Mokhtar. ©TSA-Algérie
Depuis que les Etats-Unis ont annoncé vouloir « coopérer » avec la France au G5 Sahel, les analystes le voyaient venir. Si les USA se retirent de Syrie, suivant l’annonce faite par Trump le 19 décembre, il est fort possible que le « Moyen-Orient élargi » tende à se déplacer vers le nord de l’Afrique. Les prémices en sont déjà là. Certains membres de l’Armée syrienne libre (ASL), milice terroriste formée au début de la guerre contre la Syrie par les services secrets turcs et occidentaux, seraient entrés en Algérie munis de faux visas.
Le directeur chargé de l’immigration au sein du ministère algérien de l’Intérieur, Hacene Kassimi, a annoncé, le 2 janvier 2019, que l’Algérie s’affronte à « un grand complot ourdi par des parties régionales » qui organisent l’entrée illégale des terroristes syriens en Algérie, via le Niger et le Mali avec des passeports soudanais.
M. Kassimi a indiqué: « Nombre d’anciens soldats de l’armée syrienne qui s’étaient infiltrés clandestinement en Algérie entretenaient des relations avec des officiers supérieurs de l’ASL, une milice créée par des puissances étrangères en 2011 en vue de renverser le gouvernement syrien. »
Après la Syrie, l’Algérie…?
Après la Syrie, à qui le tour? Le Koweït, la Jordanie, la Tunisie, l’Algérie, Oman et le Liban, selon le journal Al-Manar.
L’Etat algérien sur ses gardes
Il a ajouté que l’armée algérienne surveillait de près les agissements suspects le long des frontières du sud de l’Algérie pour empêcher l’infiltration des terroristes venus de Syrie.
Le journal El-Massa (presse publique) a cité des sources sécuritaires selon lesquelles, certaines puissances régionales qui avaient des rôles très actifs dans le développement des activités terroristes au Moyen-Orient, essaient maintenant de transférer une partie des terroristes qu’ils soutenaient en Syrie et en Irak vers d’autres pays, notamment en Afrique du Nord.
Le retour tôt ou tard d’au moins 5 600 membres de Daech vers les pays de l’Afrique du Nord serait une source d’insécurité et d’instabilité pour ces pays, rapporte le journal ajoutant que la Tunisie et l’Algérie seraient plus menacées. Le journal ne le dit pas, mais la récente affaire de décapitation de deux touristes scandinave dans les monts Atlans au Maroc relève là aussi d’efforts destinés à déstabiliser le Maroc.
Récemment, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait mis en garde, lui aussi, contre le retour des membres de Daech vers leurs pays d’origine, en soulignant que le nombre de daechistes originaires d’Algérie serait moins important que ceux provenant d’autres pays de l’Afrique du Nord.
Retrait US de Syrie: l’Algérie menacée?
Alger reste vigilant par rapport à la menace d’exfiltration de terroristes de Daech surtout après l’annonce du retrait US de Syrie et les agissements militaires occidentaux au Sahel.
Un rapport publié par le magazine américain The Intercept, et repris par l’agence russe Sputnik, avait récemment révélé que l’Algérie est depuis quelques années «encerclée par trois bases militaires américaines» installées en Libye, en Tunisie et au Niger.
S’appuyant sur des documents du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), déclassifiés récemment dans le cadre de la loi Freedom of Information Act, l’enquête explique que l’Algérie était visée dans le cadre des tentatives des Etats-Unis de contrer l’influence chinoise et russe en Afrique, en la présentant comme «un allié stratégique de la Russie et de la Chine». La France dont la politique africaine consiste désormais à contrer les puissances de l’Est de concert avec les Etats-Unis, ne cesse d’étendre son action dans la région sahélienne, ce qui n’est pas étranger aux agissements terroristes aux portes de l’Algérie.
Source :pressTV