Dadou : Affaire ‘’Radiation de 4 élèves-maîtres du Cafop’’ L’ambigüe omerta des services compétents Le cri de cœur des quatre élèves-maîtres au président de la République

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Dadou : Affaire ‘’Radiation de 4 élèves-maîtres du Cafop’’
L’ambigüe omerta des services compétents
Le cri de cœur des quatre élèves-maîtres au président de la République
Une affaire nébuleuse de radiation de quatre élèves-maîtres (Instituteur ordinaire) du Centre d’animation et de formation pédagogique (Cafop) de Dabou, promotion 2016-2017, fait couler beaucoup d’encre et de salive ces jours ci. Cependant, des gestionnaires du système, entretiennent le flou et refusent d’en parler. Dans cette dynamique, l’un d’eux Michel Kouamé N’dri, de passage à notre rédaction le mardi 13 novembre 2018, animé d’espoir, donne sa version des faits. « Nous avions terminé notre formation et à la fin de la formation, nous avons fait un examen final qu’on appelle le Diplôme d’instituteur stagiaire (Dis). Après l’examen, nous sommes rentrés tous à la maison. On attendait tous les affectations. Deux mois après, les résultats sont sortis. Lorsque je vais entrer mon numéro de table à l’ordinateur pour avoir mon résultat, on dit désolé, mon numéro ne correspond pas à un candidat, veuillez faire des réclamations à votre direction. Je ne savais pas ce que cela voulait dire. Donc, le lendemain, je me suis rendu au Cafop de Dabou. Je me renseigne, personne ne veut me dire quoi que ce soit. Et peu de temps après, il y a un papier venant de la direction des examens et concours (Deco) qui dit que j’ai été radié, est affiché. Nous sommes quatre élèves-maîtres dans ce problème. Il y a N’dri Kouamé Michel, Kalou Bi Christian, Béi Bi Irié Bernard et Tra Bi Israël Abraham. La note de la Deco indique que nous avons été exclus pour comportement inapte. Sur ceux, nous avons cherché à savoir quel comportement nous avions eu, parce que pendant la formation, on nous a demandé d’avoir un tuteur. Les tuteurs ont signé des papiers, au cas où il y a un problème, on les interpelle. Nous ne sommes pas syndicalistes. Nous n’avons jamais été interpellés pour quoi que ce soit. On ne nous a jamais traduits en conseil de discipline. On ne nous a jamais interpellé, encore moins nos tuteurs. Nous avons tous eu la moyenne en conduite. Nos moyennes du Cafop montrent qu’on a bien travaillé. On ne donne pas de relevé de note au Cafop de Dabou, mais un rapport du conseil de classe de l’année académique, rédigé à main levée. (Il nous remet une copie) » a-t-il expliqué avant de faire le point des démarches entreprises. « J’ai fait un courrier adressé à madame la ministre. J’ai déposé la décharge auprès du directeur des affaires juridiques du ministère de l’éducation nationale. Là-bas, les agents étaient tous surpris qu’il y ait des élèves-maîtres radiés du Cafop de Dabou. Le rapport disponible à cette direction, était relatif à l’usage de faux diplômes. Ils m’ont demandé si j’étais venu avec mon diplôme, je leur ai dit, non. Alors les agents ont vérifié sur la listes des concernés, mes nom et prénoms n’y figuraient pas, ainsi que ceux des trois autres élèves-maîtres radiés du Cafop de Dabou. Le directeur des affaires juridiques a dit d’attendre que mon dossier arrive à son niveau. Peu de temps après, des informations me sont parvenues comme quoi des agents du ministère sont allés mener les enquêtes pendant une semaine, pour voir ce qui s’est réellement passé au Cafop de Dabou. Ils n’ont rien vu, donc ils sont repartis. On attendait une décision, parce que jusque-là, personne n’a répondu à mon courrier déposé au service courrier dudit ministère en date du 14 mai 2018, ainsi qu’à la direction des écoles, lycées et collèges (Delc). Ce courrier est aussi resté sans suite. Devant ce silence, je me suis rendu au ministère. Là-bas on me dit qu’on ne peut plus revenir sur cette décision de radiation. A ce jour, je ne sais pas pourquoi on m’a radié. Nous sommes quatre dans ce problème et jusqu’aujourd’hui, personne ne veut en parler. Et il y a des journalistes qui se sont saisis du dossier, ont appelé la directrice du Cafop de Dabou, Mme Nezzi Amenan Marie-Louise, elle n’a pas voulu dire quoi que ce soit. Elle dit que la commission qui siégé sur notre cas, n’a pas siégé à Dabou. Donc, elle a orienté les journalistes vers la Delc. Madame la Delc s’est déclaré incompétente et que l’affaire était au service contentieux. On a fait balader les journalistes et on leur a dit que le directeur du contentieux, ne veut recevoir personne, il ne veut pas les écouter et qu’il n’avait rien à dire. Il s’agit de nos vies, de notre avenir. Celui des élèves-maîtres qui ont fini leur formation » a insisté Michel Kouamé N’dri avant de lancer un cri de cœur à l’endroit du gouvernement. « Je lance un appel un cri de cœur notre maman, la ministre de l’Education nationale et de l’enseignement technique Kandia Camara, je suis sûr qu’elle n’est pas au courant de la situation. Ainsi qu’à notre cher Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly et notre papa, toujours attentif aux problèmes de ses enfants, le président Alassane Ouattara. Il y a une injustice. Nous voulons être réintégrés. L’admission au concours est très difficile » a-t-il conclu les yeux larmoyants. Aux dernières nouvelles, les sieurs Tra Bi Vanié et Gaoussou, respectivement éducateur et professeur d’Histoire et géographie au Cafop de Dabou auraient été révoqués de leur fonction par Mme Nezzi Amenan Marie Louise, directrice dudit Cafop. Ils sont accusés d’avoir commis une faute lourde et d’avoir assisté les quatre élèves-maîtres radiés.
Réaction de la directrice du Cafop
Mme Marie-Louise Amenan Nezzi, directrice du Cafop de Dabou
« Je n’ai rien à dire… »
Dans le cadre de cette affaire, nous avons joint au téléphone la directrice du Cafop de Dabou le jeudi 15 novembre 2018 à 14h03mn. Sans surprise, celle-ci a décidé de donner sa langue au chat. « Prenez attache avec le monsieur du service communication. Je n’ai rien dire. Je ne vous dis pas qui c’est. Quand vous aller rencontrer le monsieur, il vous donnera la position du ministère dans cette affaire. Je n’ai rien dire » a-t-elle déclaré. Affaire à suivre.