Côte d’Ivoire : Ministre et Dg du Cepici, l’incompréhensible cumule de poste de Essis Emmanuel !!

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Ministre et Dg du Cepici, Essis Emmanuel

Est-il admissible que dans un pays où les emplois se font rares comme de la bouse de chat, une seule personnalité, fut-elle crack dans son secteur de formation, accumule deux très hautes fonctions dans l’administration publique, à savoir, celles de ministre et de Dg d’entreprise de l’État ?

C’est bien ce à quoi l’on assiste à la tête du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), depuis le mardi 10 juillet 2018. En effet, Emmanuel Essis Emmanuel,Directeur général de cette structure de l’État, continue d’occuper cette fonction, malgré le fait qu’il ait été nommé depuis le 10 juillet 2018, Secrétaire d’état auprès du Premier ministre, chargé de la promotion de l’investissement privé. Un statut qui a rang de ministre.

Dès lors, de nombreuses langues se délient pour s’interroger sur le bienfondé d’un tel cumule de poste. «Franchement, je me demande ce qui se passe. Être à la fois membre du gouvernement et Dg d’une société de l’État, c’est incompréhensible. On aurait dit qu’il est le seul cadre du pays formé dans ce secteur d’activité», s’est offusqué un observateur qui a gardé l’anonymat. «On se souvient que SEM le Président la République, Alassane Ouattara, avant la présidentielle de 2010, condamnait le cumule de poste. Je suis surpris aujourd’hui qu’il laisse faire une telle chose dans un pays où l’on a tant de cadres», a déploré Sangaré Ali, enseignant dans une grande école de la place.  

Le hic, c’est qu’aucune explication n’a été encore fournie par le gouvernement pour justifier ce cumule de poste qui, pour certains observateurs, se justifie difficilement. «Surtout, qu’on ne nous dise pas qu’il est resté à son poste parce que ses deux fonctions sont similaires. Alors, qu’on nous dise s’il perçoit un seul salaire ou deux. Comment arrive-t-il à administrer ces deux entités ? On comprend enfin toute la lenteur administrative au Cepici, pour de simples papiers de constitution d’entreprise qui, en principe, devaient se faire en deux jours. Le Président de la République et le Premier ministre doivent se pencher sur la question et nommer rapidement un nouveau Dg à la tête du Cepici», a appelé Yao Saint-Claire, responsable d’une Pme.

Cyril Agbotomé