Complot et atteinte à l’autorité de l’État de Côte d’ivoire : 12 sous-officiers et 5 civils interpellés par la justice ivoirienne

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Procureur Adou Richard

Hier mardi 05 mai 2020   le procureur de la République de Côte d’ivoire, Adou Richard a animé au palais de la justice une conférence de presse. À cette occasion le magistrat a annoncé l’interpellation de deux officiers supérieurs, 12 sous-officiers et 5 civils. Selon lui  ces 19 personnes  ont été arrêtées  dans le cadre de l’enquête de complot et d’atteinte à l’autorité de l’État.

  Au cours de cet échange avec la presse nationale et internationale le procureur, hier, au Palais de justice d’Abidjan plateau, a soutenu que toutes ces personnes, sur la base des éléments et informations en sa possession à la suite des investigations menées, sont proches de Guillaume Soro dont elles sont les complices dans ce dossier d’atteinte à la sureté de l’État de Côte d’ivoire

« A ce stade de l’enquête, les éléments en notre possession, notamment les traces digitales sur les armes sorties de la lagune à Assinie, les données de téléphones portables et certains documents, ont permis l’interpellation de dix-neuf personnes: quatorze ( 2 officiers supérieurs et 12 sous-officiers) et cinq civils en lien avec les faits  », a-t-il révélé.

Et d’ajouter que « relativement à cette procédure qui suit son cours avec des résultats notables, le juge d’instruction, suivant commission rogatoire datée du 27 décembre, avait instruit la section Recherches de la gendarmerie nationale à l’effet de procéder aux actes d’instruction. Ce qui a permis la perquisition de différents domiciles et résidences ainsi que de lieux divers.  Cette opération a  abouti à la saisie de 17 véhicules dont 4 ayant servi au transport d’armes et de munitions initialement stockées au siège du mouvement Générations et peuples solidaires (Gps) sis à Cocody- Riviera-Golf, en direction de la ville de balnéaire d’Assinie, pour y être précipitamment immergés dans la lagune en prévision d’éventuelles perquisitions », a-t-il expliqué à la presse.

Emmanuel Okéchuwu