Athlétisme Marie Josée Ta Lou : « Il y avait la chance d’aller chercher quelque chose de meilleur »

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De retour ce dimanche 13 Octobre 2019 championnats du monde qui se sont déroulés à Doha où elle a terminé à la 3e place du podium au 100m, Marie Josée Ta Lou a été accueillie par des membres du Ministère des sports, le président de la FIA, le CNSE et plusieurs fans. A son arrivée, la sprinteuse ivoirienne est revenue sur sa participation à ce mondial.
Championne bonne arrivée. Comment pouvez-vous décrire cette participation ?
Cette compétition s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse mais je n’ai pas voulu me laisser distraire par cette chaleur. De la série à la demi-finale c’était bien. Mais en demi-finale j’ai eu une douleur au pied mais comme j’étais parti pour ramener une médaille j’ai dû serrer les dents pour calmer la douleur et obtenir cette médaille de bronze même ce n’était pas ce que je voulais.
Mais aux 200m, vous n’avez pas pu serrer les dents ?
Non je n’ai pas pu le faire. Parce que le kiné, le coach et tout l’encadrement technique à décider que je ne devais pas prendre de risque parce qu’il y a les Jeux Olympiques l’année prochaine et qu’il fallait rester focaliser.
Comment est-ce que vous préparez ces JO ?
On va déjà terminer le traitement du genou en cours et après continuer les vacances pendant le traitement et ensuite on verra avec le coach car c’est lui qui décide c’est lui qui a le programme.
Qu’est-ce que ça vous fait d’être toujours accueillie par le Ministère des sports, les responsables de la fédération ivoirienne d’athlétisme, le CNSE ainsi que tous ses fans ?
Ça fait plaisir car cela nous permet de voir que tous les sacrifices que nous faisons ne sont pas vains et qu’on nous regarde. Et quand on a cet accueille cela nous motive encore plus à aller rafler d’autres médailles.
Est-ce un gros manque à gagner pour vous qui êtes spécialisée aux 200m de ne pas prendre part à cette distance et de vous contenter à une place de troisième aux 100m ?
Cela fait mal parce que pour ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas abandonner, le coach lui-même savait. Mais j’ai dû me résigner à abandonner parce qu’il n’y avait pas moyen que je parte aux 200m donc cette fois ci j’ai dû abandonner malgré moi.
Il y avait les Jamaïcaines, les Américaines mais également votre sœur Murielle Ahouré. L’ambiance était bonne ? Comment est-ce que vous vous êtes engagez face à la concurrence des autres pays ?
Vous savez quand on part en compétition, nous sommes seules face à notre destin. C’est la ligne d’arrivée qu’on voit. Mais l’ambiance était bonne. Ma sœur, elle a terminé 5e. Mais pour moi au vue de la saison qu’elle a eu je pense que c’est un gros effort qu’elle a fait. Je crois que c’est sa médaille à elle. En tant que petite sœur je suis fière d’elle.
Comment avez-vous trouvé le niveau de cette compétition ?
Le niveau était bien, il était abordable, il était élevé. Il y avait la chance d’aller chercher quelque chose plus que la médaille de bronze comme je l’ai dit mais comme on ne sait pas le ce que Dieu prévoit donc ce qui est arrivé est arrivé et je suis contente même si c’est vrai que je pouvais faire plus. Parce que faire 10’’ 87 en série et aller faire un 10’’90 en finale, ça fait vraiment mal parce qu’on se dit qu’on allait aller chercher en plus de la médaille, le record d’Afrique. Je sais que j’ai le potentiel, je vais continuer de travailler et on verra ce que Dieu va décider.
Qu’est-ce que ça te fait de ne pas voir Murielle sur le podium ?
Cela fait mal parce qu’avoir deux ivoiriennes sur le podium allait être génial. Mais bon on prend tout ce que Dieu nous donne et on croise les doigts pour l’année prochaine. Je sais qu’elle va revenir encore plus forte
Revenant à la blessure. Vous serez indisponibles pendant combien de temps ?
Je ne sais pas encore avec le Kiné on fait quelques petits soins mais je dois retourner encore la bas pour faire d’autres diagnostiques pour voir ce qui il en est. Mais vous savez mon problème de genou je le traine depuis longtemps. Il y a des moments où ça va et d’autres non. Cette année s’est arrivé au mauvais moment. Ce sont les aléas du haut niveau, il y a des moments ça va et des moments où ça ne va pas. Nous ne sommes pas des machines comme le coach le dit. On prend les choses ainsi et on essaie d’aller de l’avant.
Tu as combien de temps en Côte d’Ivoire avant de repartir ?
Je suis ici, je m’entraîne ici. Je suis la actuellement pour voir la famille pendant une ou deux semaines avant de repartir me changer les idées et revenir m’entraîner.
Recueillis par Mike Koffi