Art et Tourisme (SIAB 3e édition) Le commissaire général « les autorités ne financent pas notre événement et on finit les différentes éditions avec des dettes »

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La  3e édition de la semaine internationale de l’artisanat de  Bassam (SIAB)  bat son pleine dans la ville balnéaire précisément à la maison du patrimoine mondiale  de l’Unesco de Grand-Bassam. Cette plate-forme  d’échanges, d’expositions guidées, de vente, de concerts, de conférences et de village gastronomique animera la première capitale ivoirienne  du 1 au 7 aout 2019.

A l’occasion  de la visite guidée des 200 stands issus de 15 pays Africains entre autres Madagascar Ghana Burkina-Faso et bien autres  Moustapha Kambou , commissaire général de l’événement  a exprimé les affres qui rongent chaque année l’organisation de la vente de la destination de la ville historique de Grand-Bassam. « Chez nous on parle d’émergence. Nous aussi on veut apporter notre pierre à ce concept mais malheureusement nous n’avons aucun budget ni un  soutien financier d’une autorité gouvernementale. Et on finit les différentes éditions avec des dettes. »  A lancé le commissaire général

Pour lui ce  secteur pourvoyeur d’emplois et ce plateau international de valorisation de l’art et du tourisme ne doit pas se limité au soutien financier de sa commune. « Nous devons avoir un regard particulier des autorités gouvernementales et non se limiter  aux modestes moyens de Jean Louis Moulot maire  de la commune hôte. »  a-t-il précisé.

Selon les initiateurs la  SIAB qui constitue un maillon important du tourisme serait victime de  négligence et de la lourdeur de l’administration Ivoirienne. «  Nous sommes des artisans on ne parle pas de politique mais fort est de reconnaitre que nos autorités minimisent et négligent notre événement. La preuve  aucun budget ne nous accompagne » a  insisté Moustapha Kambou

Et d’ajouter « Nous sommes des hommes ordinaires qui faisons des choses extraordinaires. Et nous avons l’ambition de redorer le blason de l’image de l’artisanat. Et si rien n’ai fait pour nous accompagner  nous risquons  d’être essoufflé » a-t-il indiqué

Jean Marie Somé , directeur de Côte d’ivoire tourisme  dans son discours a  tenté vainement de recadre les initiateurs de la SIAB «  nous sommes venus jeter un coup d’œil . Certes, nous n’avons pas assez d’argent mais venez nous voir un an avant et non à une semaine de l’événement. »  A laissé entendre Jean Marie Somé

Et d’autre part le directeur de Côte d’ivoire tourisme a exhorté les promoteurs a avancé  malgré les péripéties liées à l’organisation des  différentes éditions de la SIAB. Selon lui  pour atteindre le paroxysme d’une œuvre  humaine ou d’un projet, il faut 5 ans de dur labeur.

Quant au maire Jean Louis Moulot parrain de l’événement a promis tout mettre en œuvre afin de pérenniser la SIAB.

Carlos  Alléluia