Amon Dango directeur exécutif de MIDH déclare : << il faut rendre les corps des victimes aux parents pour mieux faire leur deuil...>>

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Amon Dango directeur exécutif de MIDH déclare : << il faut rendre les corps des victimes aux parents pour mieux faire leur deuil...>>
La ville balnéaire accueille depuis le lundi 18 novembre 2019 à l’hôtel régent de Grand Bassam un Atelier organisé par le mouvement ivoirien des droits humains, Midh avec le soutien technique et financier du PNUD et du PBF.
En effet, l’objectif de cet atelier est axé sur différents points notamment,
Le partage des outils et l’expériences sur les meilleures approches dans la prévention des VSBG,la prise en charge des victimes de violences ;familiarisation des participants aux stratégies de prévention et de prise en charge des victimes de violences Sexuelles basées sur le genre; Renforcement des capacités des participants sur les instruments juridiques de protection des droits de la femme et de l’enfant; Renforcement des capacités des participants de la prise en charge des victimes de violation des Droits Humains; Renforcement des capacités des femmes à l’art de la médiation, à la gestion des conflits et à la consolidation de la paix et le Renforcement des capacités des participants à la politique nationale de réparation communautaire.
Se prononçant sur la répartition des victimes de la crise post- électorale, Amon Dongo directeur exécutif du Midh, affirme que si l’ordonnance de l’amnistie demande l’arrêt des poursuites judiciaires, alors il faut remettre le corps des victimes à leurs parents pour mieux faire leur deuil. Car cela n’est plus nécessaire pour les enquêtes.
En ce qui concerne les causes des Violences sexuelles, Amon Dongo pense que les premiers responsable ce sont les parents proches et aussi les éducateurs qui ont une influence sur ces filles ,un autre cas évoqué c’est le banditisme ,les braqueurs dans leur forfait s’adonnent aussi à des parties de violés et le dernier cas énuméré par le directeur exécutif du Midh est bien évidemment les périodes de crises et de Troubles que les violences sexuelles sont beaucoup perpétrées.
Pour répondre aux personnes qui associent la lenteur des processus de réparation des victimes, à la corruption des responsables des organisations de la société civile.
Il affirme que le Midh à le mandat de plaider auprès des autorités pour la réparation des préjudices subis aux victimes. Au-delà de ce mandat ils n’ont aucun pouvoir vis à vis des autorités les obligeant à faire quoi que ce soit.
Il faut noter que c’est en présence des personnes issues des responsables des associations de victimes de guerre, les responsables d’association féminines, des leaders communautaires et les ONG locales de défense de droits humains que l’atelier se déroule.
Après l’atelier de Grand Bassam qui s’achèvera certainement le 21 novembre prochain, les organisateurs et les participants vont se retrouver à nouveau dans la période du 21 novembre au 24 novembre 2019 à Dabou.
Tsé Parfait.