Grogne contre le péage de Grand-Bassam : Amédé Kouakou se défend et pointe du doigt Alassane Ouattara

0
83

Face à la colère qui monte à Grand-Bassam et dans le reste de la région du Sud-Comoé face aux tarifs du poste à péage construit sur l’autoroute de Grand-Bassam, le ministre de l’équipement et de l’entretien routier, Amédé Koffi Kouakou, se défend en montrant du doigt le Président Alassane Ouattara. L’idée d’un poste à péage sur le bout d’autoroute (environ 16 km) reliant Grand-Bassam à la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire fait énormément débat dans le pays, provoquant un début de cacophonie au sommet de l’État. La construction de l’ouvrage n’a pas posé de problème, vue que les travaux ont été menés sans accroc par le services du ministère de l’équipement et de l’entretien routier. Mais, ce sont les prix de ce péage qui provoquent, depuis leur annonce le lundi 20 juin 2022, la colère des habitants des villes situées le long de cette route internationale menant à la ville de Noé, frontière avec le Ghana . Le passage est à 1000 FCFA pour les véhicules légers, 1 500 FCFA pour le catégories intermédiaires, 2 500 FCFA pour les poids lourds et autocars à deux essieux, puis 3500 FCFA pour les poids lourds, autocars et véhicules de 3 essieux et plus. En réponse à ces tarifs, les transporteurs de ces localités ont revu à la hausse les frais du transport à destination d’Abidjan. Une situation qui provoque une levée de boucliers au sein des populations. Présent sur le site, le vendredi 24 juin 2022, pour le lancement officiel du péage, le ministre de l’équipement et de l’entretien routier s’est lancé dans une série d’explication pour essayer de faire avaler la pilule aux populations. Au nombre de ses arguments, le Docteur en travaux publics a indiqué que ces tarifs ont été fixés par le Président de la République Alassane Ouattara, soucieux de la lutte de la vie chère. « Le coût de la vie est l’une des préoccupations du Président de la République et son gouvernement (…) Les 1000 F CFA, c’est un tarif qui a été étudié par le Président de la République. Dans la sous-région, c’est même l’un des tarifs les plus bas. Il faut que nos compatriotes le comprennent », a-t-il répondu. En d’autres termes, il clarifie que les différents tarifs édictés pour le péage ont fait l’objet de validation préalable du Président de la République Alassane Ouattara, lui-même, en dernier ressort. Par conséquent, il ne fait que appliquer ce qui a été validé au sommet.

Georges Lalong

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here